NEUROSCIENCES

Une des découvertes les plus récentes des neurosciences est la plasticité neuronale. Elle montre que le cerveau est un système dynamique, en perpétuelle reconfiguration, et qu’il est possible d’intervenir, dans un cadre thérapeutique, sur la réorganisation des circuits neuronaux.

Issu des neurosciences, le Détachement Émotionnel Express® est une neurothérapie qui utilise la synchronisation des hémisphères cérébraux pour permettre un retour à l’équilibre lorsque la charge émotionnelle d’un traumatisme est accessible à la ré-information.

Cette nouvelle pratique fait la synthèse d’apports des neurosciences, de la physique quantique, des psychothérapies traditionnelles et de leurs évolutions dans le cadre des thérapies brèves.

Le Détachement Émotionnel Express® initie une nouvelle génération de pratiques thérapeutiques, puissantes et rapide.

 

Approche de la NEUROTHÉRAPIE

La théorie du cerveau triunique représente trois cerveaux distincts apparus successivement au cours de l’évolution de l’espèce humaine : un cerveau reptilien, puis un cerveau paléomammalien (apparenté au cerveau limbique) et enfin un cerveau néomammalien (apparenté au néocortex).

Cette vision de l’organisation neuroanatomique est un outil théorique, permettant de modéliser l’architecture fonctionnelle du cerveau et l’organisation générale de ses principales aires. 

cerveau triunique

Le tronc cérébral ou cerveau reptilien reçoit les informations corporelles. Ce sont les sens qui captent l’environnement.
L’inconscient est associé au cerveau reptilien, siège des programmes de survie de l’espèce.
Ensuite le cerveau limbique ou mammifère est considéré comme étant le cerveau émotionnel, il donne une valeur positive ou négative aux perceptions du corps.
Le subconscient est l’inconscient acquis, à l’étage limbique, accessible à la ré-information.
Enfin, le néocortex détient toute la capacité cognitive de l’être humain. C’est lui qui analyse et prends des décisions relatives aux stratégies de survie et retourne les commandes d’adaptation via le système nerveux autonome.
Une autre façon, toute aussi théorique, de modéliser l’architecture du cerveau est de donner des fonctions précises à chacun des hémisphères cérébraux.
Les hémisphères cérébraux sont les parties droite et gauche du cerveau. Ce sont deux structures quasi symétriques qui sont reliées entre elles par des fibres nerveuses que sont le corps calleux et les commissures.

2 hémisphères cerebraux

Ces deux modélisations théoriques sont des outils qui permettent l’étude et la communication.

Le TRAUMATISME

Le tronc cérébral est associé au cerveau reptilien.
Le thalamus est la chambre de tri des informations issues du tronc cérébral.
Le cortex préfrontal est le siège de la prise de décision et de la mémoire à court terme.
Il intervient dans le processus de mise en mémoire. Il faut porter son attention sur un événement pour le mémoriser et permettre son encodage par l’hippocampe.
L’amygdale cérébrale décode les stimuli menaçants pour l’organisme. C’est le siège de la structure émotionnelle du cerveau limbique. Elle contrôle la mémoire émotionnelle et l’expression des réponses émotionnelles.
L’hippocampe est la structure du cerveau limbique qui traite et encode les informations dans la mémoire à long terme.

fonctions en actions dans le le cerveau lors d'un trauma

Que se passe-t-il lors d’un événement traumatique ?

Le tronc cérébral envoie les informations acquises par les 5 sens au thalamus qui les dirige vers l’amygdale cérébrale.
L’amygdale cérébrale commande aux glandes surrénales la production d’adrénaline et de cortisol pour préparer l’organisme à lutter ou fuir. La peur de mourir va empêcher la victime de lutter ou fuir et la place dans un état de sidération.
L’amygdale cérébrale continue à générer la production d’adrénaline et de cortisol et surchauffe.
Le cerveau va alors envoyer de la kétamine et de la morphine pour isoler l’amygdale et inhiber le cortex préfrontal.
La déconnexion du cortex préfrontal va initier une dissociation de la scène traumatique et de la souffrance.

La scène traumatique non traitée reste figée dans l’amygdale cérébrale, en l’état, avec les informations enregistrées par les 5 sens et toute la charge émotionnelle qu’elle contient, sauf la temporalité et la spatialisation qui sont du domaine du cortex préfrontal.

Notes :

L’espace limbique est une zone intemporelle du cerveau et tant qu’on ne permet pas la réassociation des informations de l’amygdale cérébrale et du cortex préfrontal, la scène n’arrive pas jusqu’à l’hippocampe et ne peut pas entrer dans la mémoire à long terme.
La suractivité et le stress permanent de l’amygdale va générer hypertension, infarctus, épuisement nerveux et dépression, le cortisol ne jouant plus son rôle de régulation dans la glycémie ainsi que dans le cycle du sommeil.
D’autre part, le cortisol, qui est toxique, va attaquer l’hippocampe et l’atrophier alors que le rôle de l’hippocampe est d’éteindre l’amygdale lorsque la situation est digérée.
Chaque fois qu’une situation dépasse notre capacité d’adaptation émotionnelle, il y a création d’un traumatisme.

Le premier rôle du Détachement Émotionnel Express® est de permettre la réassociation des informations gérées par l’amygdale cérébrale à celles du cortex préfrontal pour une réelle digestion des mémoires traumatiques par l’hippocampe qui peut ensuite les stocker dans la mémoire à long terme, définitivement débarrassées de toutes résonnances émotionnelles.

Dans un deuxième temps, en laissant naturellement le procédé suivre son cours, l’inconscient proposera l’accès à la ré-information des racines sensorielles périnatales à l’origine de la création des scènes traumatiques.